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03 06 2009 |
Les jardins partagés, un outil du développement durable Ecrit par Déborah Antoinat |
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Une diversité de jardins
Un jardin partagé est un jardin de proximité géré par les habitants eux-même. Il peut être géré selon deux modèles: le jardin dont les membres assurent collectivement la culture et à l'entretien et le jardin où chacun possède sa propre parcelle. Parfois appelés «jardins communautaires» ou «jardins de proximité», ils renvoient à la même réalité.L'origine des ces jardins se trouve outre-Atlantique, dans les «Community gardens» (jardins communautaires) qui naissent à New York au cours des années 70, dans un contexte de crise urbaine et financière. En France, les jardins partagés trouvent leurs racines lointaines dans les jardins ouvriers. A la fin du XIXème siècle, l'abbé Lemire en sera l'un des principaux promoteurs. L'idée est alors de permettre aux familles les moins aisées d'avoir la jouissance d’un lopin de terre pour accéder à l'autonomie alimentaire. Pourtant, il faudra attendre 1998 pour que le premier jardin communautaire arrive en France, dans la banlieue de Lille. Les jardins partagés sont une des formes des «jardins collectifs». Il existe les jardins familiaux (anciennement jardins ouvriers), les jardins d'insertion ( à destination des personnes isolées, en situation d'exclusion ou de difficulté sociale) ainsi que les jardins pédagogiques ( à destination d'enfants ou de personnes handicapées). A chacun sa spécialité mais les frontières ne sont pas étanches et les possibilités nombreuses.
Convivialité et biodiversité au cœur des jardins partagés Pour créer un jardin partagé, les habitants doivent se regrouper en associations puis se renseigner auprès de leur mairie afin de consulter le cadastre et ainsi savoir à qui appartient le terrain vacant. Si la parcelle est une friche en attente de construction, des jardins dits «éphémères» peuvent voir le jour mais la «tendance est davantage à la mise en place de terrains pérennes», explique Fabienne Giboudeaux, adjointe au Maire de Paris chargée des Espaces verts. A travers l'essor des jardins partagés, ce sont les valeurs de solidarité, de lien social, de mixité sociale et d'éducation à l'environnement qui se développent également. Une charte est établie pour la gestion du jardin. A Paris, le programme de la «Main verte» a été mis en place en 2003. Les signataires de cette charte s’engagent à pratiquer une gestion écologique des jardins partagés. Des actions concrètes comme le jardinage biologique, la récupération des eaux de pluie, le compostage des déchets verts ou la réutilisation des matériaux illustrent au quotidien comment prendre soin de son environnement. La concertation est la base de tout projet, l'aménagement doit tenir compte des spécifiés du territoire et du mode de vie des usagers. Les cultures des jardins sont fonction des envies des habitants et permettent ainsi une hétérogénéité des plantations à l'image de la diversité des jardiniers qui fréquentent les lieux. L'idée est de faire coexister autour du projet toutes les catégories sociales et toutes les générations. Gestion participative, mixité sociale et respect de l'environnement sont les pivots centraux des jardins partagés. A ce titre, ils s'inscrivent parfaitement dans une démarche de développement durable, représentant de ce fait un enjeu politique et social qui leur laisse augurer un bel avenir.
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