Les écofaubourgs
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Mardi
09
février
2010
l'écotidien des écofaubourgs

tous les jours un autre point de vue
sur le développement durable


17

03

2009

Portrait : l'agence SOA
Ecrit par Déborah Antoinat
 

ferme_pdagogique.jpg

L’agence d’architecture de Pierre Sartoux et d’Augustin Rosensthiel, SOA Architectes, existe depuis 2001. A ce moment là, les deux comparses sont encore étudiants. Diplômés en 2003, ils commencent leur carrière par de la sous-traitance et la réalisation de maisons pour les particuliers. Ils se dirigent ensuite vers de plus amples projets pour les marchés publics. En 2006, leur collaboration avec l’OPAC a rapidement fait avancer leurs projets. Leur ambition est réellement de toucher à tout et leurs réalisations s’articulent principalement autour de constructions d’équipements de santé (hôpitaux, maisons de retraites, maisons pour handicapés) mais ils travaillent aussi sur des équipements scolaires, quelques gymnases ou salles des fêtes. Leur volonté est de ne pas se spécialiser. Connus pour leur approche « verte » de l'architecture, ils l’intègrent partout dans leurs projets. Une approche très aboutie avec la « Tour Vivante ».

 

 

 

Le concept de la « Tour Vivante »

 

tourvivantesoa_light.jpg« Pour nous le développement durable dans notre métier, nous l’avons incorporé à notre démarche bien avant cette vague de communication et de réglementations », nous rappelle Pierre Sartoux. Leur concept phare, qui a eu un large écho, est « la Tour Vivante », ferme urbaine verticale associée à un programme mixte d’activités et de logements. Les serres s’étendent sur 7000m2 et peuvent produire différentes cultures (tomates, fraises, salades) nourries grâce à un engrais liquide, issu de la récupération des déchets alimentaires. Cette tour utilise de multiples énergies renouvelables ( éoliennes, panneaux photovoltaïques, puits canadiens…), de sorte qu’elle est énergiquement autonome. « Il reste primordial de ne pas utiliser trop de techniques et d’équipements pour économiser l’énergie, car le risque est de perdre l’effet premier du fait des énergies grises ».

 

 

 

 

 

Une approche du Développement durable

 

L’ambition de la Tour vivante est de repenser l’urbanisme et la place de la production agricole : « il nous semble important de réintégrer la production au cœur des villes », explique Pierre Sartoux. Ce projet n’est aujourd’hui qu’en phase de recherche et le prix pharaonique semble être le principal frein à son développement. D’où la modification du projet initial vers une « simple » serre agricole en pleine ville, où les logements et bureaux auraient disparu. Ce concept est déjà prévu sur les Champs-Elysées avec « Urbanana » où 487 kg de bananes par jour pourraient être produites. Ce projet devrait voir le jour en 2009.

soa_urbanana__02.jpg

 

Les détracteurs de la l’hydroponie ( production hors-sol) soulignent les dangers de la Tour vivante, estimant qu’elle est une dérive productiviste qui contribue d’autant plus à la rupture avec la nature. Pour l’atelier SOA : « Avec ce type d’installations, on s’attaque au problème des transports et on répond à certaines problématiques mais notre ambition n’est pas de changer le monde !». Pierre Sartoux ajoute que « les serres agricoles en centre ville peuvent produire des aliments qui nécessitent beaucoup de pétrole, à l'image des fruits exotiques qui parcourent des milliers de kilomètres avant d'arriver dans nos assiettes».

 

 

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