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17 03 2009 |
Portrait : l'agence SOA Ecrit par Déborah Antoinat |
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L’agence d’architecture de Pierre Sartoux et d’Augustin Rosensthiel, SOA Architectes, existe depuis 2001. A ce moment là , les deux comparses sont encore étudiants. Diplômés en 2003, ils commencent leur carrière par de la sous-traitance et la réalisation de maisons pour les particuliers. Ils se dirigent ensuite vers de plus amples projets pour les marchés publics. En 2006, leur collaboration avec l’OPAC a rapidement fait avancer leurs projets. Leur ambition est réellement de toucher à tout et leurs réalisations s’articulent principalement autour de constructions d’équipements de santé (hôpitaux, maisons de retraites, maisons pour handicapés) mais ils travaillent aussi sur des équipements scolaires, quelques gymnases ou salles des fêtes. Leur volonté est de ne pas se spécialiser. Connus pour leur approche « verte » de l'architecture, ils l’intègrent partout dans leurs projets. Une approche très aboutie avec la « Tour Vivante ».    Le concept de la « Tour Vivante » Â
     Une approche du Développement durable  L’ambition de la Tour vivante est de repenser l’urbanisme et la place de la production agricole : « il nous semble important de réintégrer la production au cœur des villes », explique Pierre Sartoux. Ce projet n’est aujourd’hui qu’en phase de recherche et le prix pharaonique semble être le principal frein à son développement. D’où la modification du projet initial vers une « simple » serre agricole en pleine ville, où les logements et bureaux auraient disparu. Ce concept est déjà prévu sur les Champs-Elysées avec « Urbanana » où 487 kg de bananes par jour pourraient être produites. Ce projet devrait voir le jour en 2009.
 Les détracteurs de la l’hydroponie ( production hors-sol) soulignent les dangers de la Tour vivante, estimant qu’elle est une dérive productiviste qui contribue d’autant plus à la rupture avec la nature. Pour l’atelier SOA : « Avec ce type d’installations, on s’attaque au problème des transports et on répond à certaines problématiques mais notre ambition n’est pas de changer le monde !». Pierre Sartoux ajoute que « les serres agricoles en centre ville peuvent produire des aliments qui nécessitent beaucoup de pétrole, à l'image des fruits exotiques qui parcourent des milliers de kilomètres avant d'arriver dans nos assiettes».   |
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